Arts Plastiques Peinture - Exposition
Miquel Mont

© Miquel Mont
Date
Du 31/05/2008 au 21/09/2008
Vernissage le 31/05/2008 à 13h00
Horaires, dates et informations particulières
Du mercredi au dimanche de 14h à 18h
Tarifs
Entrée gratuite
Description
Si le tableau est considéré comme l’objet par excellence de la peinture, les peintres abstraits ont depuis longtemps fait voler en éclats sa définition classique en le considérant autant comme un espace réel d’expérimentation que comme le support traditionnel de l’image. Le peintre catalan Miquel Mont transforme le bâtiment du Frac Alsace en un “objet-peinture“, en déployant les paramètres de son travail à l’échelle de son architecture. Plus qu’une exposition, il propose une expérience picturale de l’espace.
« Les Peintures Flicker sont un ensemble de peintures à bandes et de fentes sur des supports de contreplaqué.
Les bandes (souvent une couleur et une non couleur, noir ou blanc) sont séparées entre elles par des distances régulières mais décalées par rapport au cadre du support. Les fentes, d’une largeur proche aux bandes colorées, sont également séparées par des intervalles réguliers et décalées par rapport au support et aux bandes peintes. Le rythme d’alternance entre les bandes colorées et les fentes renvoi à deux plans différents: le mur, l’espace derrière le tableau, la superficie du plan dans lequel interviennent les bandes.
L’espace et le plan de la peinture. Inspirées du battement des films “Flicker” (Tony Conrad, Paul Sharits, Peter Kubelka,...) leur taille verticale fait référence au défilement de la pellicule (un ruban dans lequel s’opèrent de discontinuités) ». Miquel Mont, 2005
Miquel Mont instaure un jeu entre la peinture et l’architecture transparente du Frac Alsace : dès l’extérieur, l’oeuvre interroge le visiteur sur la nature du lieu d’exposition. La paroi de verre de la façade du Frac est partiellement recouverte de deux groupes de bandes verticales colorées, courant chacun suivant un même rythme décroissant, dans des directions inverses à partir des extrémités du bâtiment, et finissant par se croiser et s’entremêler vers son centre. L’opacité de la couleur contraste avec les reflets du verre et, au fil des bandes colorées, le regard effectue une suite de mises au point dans et sur le bâtiment. Le lieu d’exposition, espace symbolique du tableau, est ainsi traité comme un tableau. Il est le support de la peinture, qui n’est plus ici présentée à l’abri des cimaises mais au regard de la ville.
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